Cerbère et le Belvédère du Rayon Vert.

Il y a fort à parier que ça ne s’est pas arrangé depuis la mise au rencard du « Talgo pendular » et la mise en service de la ligne à grande vitesse vers Barcelone, une douce léthargie règne sur Cerbère, tout au bout de la D914, le dernier maillon de la côte Vermeille avant la frontière Espagnole.

Au guichet de la gare, l’employé compte les mouches. Le hall est désert et tout « chausse trop grand », les vestiges de l’ancien poste des douanes, les rangées de casiers de consigne, le double guichet des renseignements, le nombre de voies que l’on ne prend plus la peine de désherber… On sent bien que c’était vivant, avant, il y a quelques décennies, et même assec chic. En témoigne l’hôtel « Le Belvédère du Rayon Vert ». Une bâtisse des années trente, une sorte de paquebot de béton surplombant la ville. Sur le port, le bâtiment abritant les clubs de plongée et de pétanque a même un parking sur son toit. Une facilité fascinante ! De nos jours, du côté français, les amateurs de bols d’air marin s’arrêtent à Collioure et depuis la « fin » de la frontière les espagnols n’ont plus de raison d’y passer. Les amateurs de paysages rejoindront Bannyuls par « La route des cochons », itinéraire bis à flanc de montagne qui offre son lot de points de vue panoramiques.


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