Cool Sruttin’ in Paris

Fin d’été à Paris : Mi-septembre 2024

Fin des jeux, mais pas encore la fin de la fin de la récré. Après la cérémonie de clôture des J.O. Paris reste encore « the place to be ». Les rues sont encore bien chargées en touristes et les parisiens en profitent pour se la dorer au soleil. Tout ce petit monde se pavane « mine de rien ». Pour une ambiance musicale relax et pour la photo de pochette qui claque, Cool Struttin’ de Sonny Clark. Blue Note Jazz !

Une Balade dans Paris

Ce weekend, le soleil de fin d’été rendait le bitume des quais de Seine presque sympathique. Les touristes, les Parisiens, les badauds… tout ce petit monde flânait, comme s’ils avaient tous décidé de chausser des baskets vernies pour un défilé. Oui, parce que là, c’est plus qu’une promenade, c’est une chorégraphie. On se croise, on s’observe, on se jauge. Quelques bateaux-mouches se croisent et fendent les eaux cristallines de la Seine, mais au fond, tout le monde sait que c’est la pause. Le Parisien sait s’y faire, pas pressé pour deux ronds, à l’aise comme s’il venait de repeindre la tour Eiffel lui-même.

Alors, sur ces quais, ce n’était plus la Seine qui coulait, mais une espèce de nonchalance contagieuse. Le « cool strutt » des badauds, ça ressemblait à un dernier clin d’œil à l’été, comme si tout ce petit monde voulait dire à l’automne : « Pas encore, coco, on n’a pas fini de danser ». À ce stade, j’étais tenté par une insertion à base de Georges Brassens et de bancs publics… Ce sera pour une autre fois.

« Cent Vues ». Je m’étais mis en tête de compléter la série. Mais voilà, tout le monde est touriste. Et moi, je me retrouve dans la partie, avec mon boîtier sous le bras. Y’a pas si loin, dans le coin de la Porte Saint-Martin, l’ambiance était du genre enlevée et les vannes bien fraîches, histoire de te remettre le chaland dans l’axe. Un quartier qui avait du nerf. Et puis deux rues plus loin, dans le Sentier, c’était la ruche. Ça turbinait sec dans le textile, c’était la valse des trois-huit, ça ne lâchait jamais. Des patrons qui gueulaient, des livreurs qui livraient, tout un petit monde qui ne lambinait jamais.

Aujourd’hui, faut se rendre à l’évidence, tout le monde a mis les bouts. La ville, elle est en pause. C’est dilettante, et moi, avec mon objectif, je me retrouve à cadrer du vide. Certains quartiers sont devenu des décors et les Parigots, eux, ils ont pris la tangente. Fini les gars avec un vrai turbin et la gouaille qui fait la paire. Le Paris d’avant, celui qui se levait tôt et se couchait tard s’est envolé. Plus qu’à attendre que l’automne vienne chasser cette ambiance de « Weekend à Deauville ». Peut-être que là, les ombres reprendront leur place, et avec un peu de chance, mes « Cent Vues » aussi.


Voir également : « Cent Vues : Paris au 50mm » et pour être au courant des nouveaux accrochages, la page de « l’Atelier de l’Empreinte » sur Facebook.

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