Trieste © Daniel Mielniczek photographe freelance installé à Béziers.
Trieste
Frioul-Vénétie julienne, Juin 2024
Mon coté italien m’ignore depuis toujours. Il faut voir, je parle peu et jamais avec les mains. Mes 25% de sang italien n’ont pas fait qu’un tour lors d’une étape à Trieste. C’est pourtant la ville d’origine de ce quart italien. Il faut dire que mon coté cocardier est anémique et c’est peut être ce que je tiens de mieux de cette branche de ma famille. L’avenir s’annonçait bien sombre pour le peuple de gauche. Tout ce petit monde a dû fuir le pays, submergé par la vague fasciste, dans les années trente et trouver refuge en France. En bas de page, une petite colère piquée après avoir relevé dans le journal municipal de Béziers, quelques allusions aux bienfaits du fascisme transalpin. Et rappeler, à l’approche des élections, quelles cartes cette engeance, cravatée ou non, cache dans ses manches.
Trieste © Daniel Mielniczek photographe freelance installé à Béziers.
Trieste © Daniel Mielniczek photographe freelance installé à Béziers.
Trieste © Daniel Mielniczek photographe freelance installé à Béziers.
Trieste © Daniel Mielniczek photographe freelance installé à Béziers.
Trieste © Daniel Mielniczek photographe freelance installé à Béziers.
Robert et Emmanuelle (Facebook le 20/11/2017)
« Rien. Que dalle dans le journal de Béziers. Rien que morne suffisance propice aux flatulences. Il nous faut fouiller l’éphéméride. Notre bon maire, visiblement nostalgique, nous propose deux références à Benito Mussolini et à la Dolce Vita au bon vieux temps du fascisme.
Illico, me reviennent en mémoire les tribulations de mes arrières grands-parents et de leurs trois enfants. Primo Maggio (1), mon grand père, Neva (2) et Libero. Contraints à quitter les doux rivages de l’adriatique pour trouver refuge en France.
Cela me fait penser que, si la connerie avait un fond, il nous faudrait un bathyscaphe pour y croiser notre édile, qui tel le poisson lanterne, est parfaitement acclimaté aux abysses.
Quand à Manue, cette pimpante cavale ! Alors oui ! Je vous vois, Mesdames. Le sourcil froncé, l’oeil noir, vous dandinant fumasses, rouleaux à pâtisser brandis, prêtes à tuméfier l’odieux misogyne… Manue ne hennit pas, elle tweete : « Je demande que le féminisme soit remboursé par la sécu. C’est quand même une maladie grave… »
Il y a bien, en vos rangs, une ânesse.
Cela dit, ça tombe bien ! Il nous en faillait une pour animer la crèche (3). »
(1) Premier Mai, (2) Fleuve passant à Leningrad, (3) Tout les ans, un crèche obstrue l’entrée de la mairie de Béziers. Voir également « Venise ». Photographies distribuées par l’agence « Réa »