De Salin-de-Giraud aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

La Camargue : une balade entre deux villes situées d’une part et d’autre de l’Étang de Vaccarès. Il ne faut pas se fier aux apparences. La dernière fois qu’il a neigé sur Salin-de-Giraud, c’était très peu, il y a fort longtemps et ça n’a pas tenu, les probabilités de voir surgir un ours blanc ou de croiser un pingouin sont, sommes toutes, négligeables. L’observateur attentif aura compris qu’il est question de sel. Le centre de la ville ressemble à une cité ouvrière. De petites maisons en briques, avec leurs jardinets attenants, se suivent et se ressemblent. Pas de jaloux !

Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les amateurs de statuaire bovine seront comblés, le centre du village est jalonné d’œuvres au lyrisme poignant. Pour exemple, aux portes des arènes, Vovo le taureau défie les passants à travers les ages. À leur décharge, les gens du coin ont le tempérament joueur, et ne plantent pas de fléchettes dans le dos des animaux. Ils préfèrent décrocher des pompons préalablement disposés sur la tête des bestioles. La fameuse course camarguaise. Une bonne dose de témérité, de bons mollets et une pointe de vitesse respectable permettront aux vacanciers avides de sensations fortes d’esquiver les cornes de bovins passablement agacés par l’exercice.

Partout en France le taureau de compagnie a peu à peu été remplacé par le chien du même nom. Cet animal plus petit et plus facile à vivre s’accommode aisément d’un carré de pelouse voire d’un canapé de salon. Ce changement d’habitudes a largement contribué à densifier l’habitat des zones péri-urbaines. En revanche, le peuple camarguais reste farouchement attaché aux traditions séculaires.


Voir également : « Hors Saison »