De Palavas-les-Flots au Grau-du-Roi.

Une motte peut en cacher une autre ! Il y en a deux, la grande et la petite. L’Éden des cimentiers qui ont eu bien du mal à contenir leur enthousiasme à la seule commune de la Grande-Motte. On regrette cependant l’absence d’un grand Mall climatisé au cœur de la ville nouvelle. Un oubli dans cet écrin de béton bâtit autour d’une gigantesque Marina. Quelques milliers de bateaux de plaisance flottent alignés en rang d’oignon. Avoir un bateau ne fait pas de vous un marin, et ce n’est apparemment pas lié au l’envie de naviguer non plus. Aucun bateau en mer… aucun voilier cinglant vers l’horizon.

Tout est plus beau sous le soleil du Midi ! Sous un ciel parisien, la Grande-Motte ne serait qu’une vilaine cité, une ZUP parmi tant d’autres. Mais au bord de la Mer Méditerranée, on se doit d’assurer la promotion d’une certaine idée de la Culture (…du béton) en décrétant qu’on aurait là une « Brasilia Méridionale ». Pour mémoire, l’architecte en charge du projet, Jean Balladur, n’était autre que le cousin d’Édouard. Le 19 janvier 2010, Frédéric Mitterand alors ministre de la culture de Nicolas Sarkozy, bombarde le lieu « Patrimoine du XXème Siècle ». J’en vois qui rigolent… Il faut bien évidement, ne voir là-dedans qu’un enchainement de coïncidences fortuites.


Voir également : « Hors Saison ».