Béziers

Le 2 Avril à 17h30. Place du marché au bois.

La police en roue libre. Une femme boxée par un policier municipal. Après deux coups de poing au visage, une femme, à la limite du knockout, est menottée par les agents de la ville de Béziers. La scène, filmée par les caméras de vidéosurveillance, se passe sous le regard complaisant de la police nationale… Suivront le couvre-feu et l’épisode burlesque du démontage des bancs publics. Quelques jours plus tard, un homme meurt des suites de son « interpellation » au commissariat de Béziers. Fait divers consternant, relaté dans Midi Libre le 9 avril (Midi Libre). Le journaliste semble s’inquiéter du fait que le fâcheux aurait pût profiter de son dernier souffle pour contaminer les braves policiers au covid-19, c’est charitable, mais tout le monde sait que ces gars-là craignent plutôt la grippe aviaire.

Le sourcil froncé et le regard courroucé de l’agent de la police nationale au premier plan est pour moi, parce que, franchement, « de quoi je me mêle ? ». Deux autres membres des « forces de l’ordre » viendront faire écran et m’empêcher de suivre la scène. Esprit d’équipe, intimidation et coercition. Les réponses de l’état et de la ville à la crise sanitaire : « Ausweis » et couvre-feu. Ne pas dépasser la dose prescrite !

Lire également : Carnet de notes photographique sur « Béziers » pendant le confinement, le « Fab Lab » de l’IUT de Béziers, le centre de dépistage « Drive » du covid-19 de Béziers. La police municipale de Béziers dans « La pieuvre du Midi » et dans « Libération »